Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 12:50

« Et si tu n’existais pas… »

 

 

 

 

Et si tu n'existais pas,
Dis-moi pourquoi j'existerais ?
Pour traîner dans un monde sans toi,
Sans espoir et sans regrets.

Et si tu n'existais pas,
J'essaierais d'inventer l'amour,
Comme un peintre qui voit sous ses doigts
Naître les couleurs du jour.
Et qui n'en revient pas.

Et si tu n'existais pas,
Dis-moi pour qui j'existerais ?
Des passantes endormies dans mes bras
Que je n'aimerais jamais.

Et si tu n'existais pas,
Je ne serais qu'un point de plus
Dans ce monde qui vient et qui va,
Je me sentirais perdu,
J'aurais besoin de toi.

Et si tu n'existais pas,
Dis-moi comment j'existerais ?
Je pourrais faire semblant d'être moi,
Mais je ne serais pas vrai.

Et si tu n'existais pas,
Je crois que je l'aurais trouvé,
Le secret de la vie, le pourquoi,
Simplement pour te créer
Et pour te regarder.

 

[Et si tu n’existais pas] – Joe Dassin, 1975

 

 

            Quel magnifique poème que cette chanson qui nous accompagna mes parents, ma sœur et moi, sur la route des vacances [au milieu des années 90], lorsque nous traversâmes la France du Nord au Sud, direction Sanary-sur-Mer, la Côte d’Azur et le soleil. La déclaration d’amour par excellence. La déclaration que la femme rêve un jour d’entendre; et c’est par amour pour cette femme, que tôt ou tard l’homme ose se déclarer. Joe Dassin avait tout compris de l’amour, et son texte traduisait brillamment cette sensation de dépendance que celui-ci génère une fois le virus dans les veines. C’est bel est bien une « maladie » comme aime à le chanter Sardou qui ajoutait « qui fait parfois souffrir tout le long d’une vie. ». Une maladie d’amour qui comme la plupart fait souvent plus de mal que de bien. Mais ce « bien » si agréable n’a que faire de l’épreuve douloureuse vers laquelle il se dirige. Inconscience ? Non ! Un besoin vital, pour lequel, il est prêt à tous les sacrifices. En effet, celui qui aime est conscient qu’il s’apprête à connaitre la plus grande souffrance qu’y puisse être ; mais qu’importe, il est prêt à en payer le prix, pourvu qu’il connaisse au moins une fois ce qu’est l’amour. «J'aime bien mieux être malheureuse en vous aimant, que de ne vous avoir jamais vu." [Comte de Guilleragues – Lettres de la religieuse portugaise].

 

« Dis-moi pourquoi j’existerais ? »  

 

            Je pense que comme le mot bonheur, « amour » est tout aussi difficile à définir. Alors ? Qu’est-ce que l’amour ? Si ce n’est pour le commun des mortels: « un sentiment d’affection », ou « d’adoration ». Les rabat-joies diront que l’amour est « une folie temporaire », «un maléfice», une « création du diable »; Les autres qui se croient plus malins bien que plus fainéant diront que celui-ci reste encore « un mystère » ou même qu’il n’existe pas.

            L’Amour c’est bien plus fort que tout cela ; aimer c’est vivre ou plutôt exister et je rejoins ainsi Roch Carrier qui disait : « l’amour et la vie sont la même chose. Quand il n’y a pas d’amour, il n’y a pas de vie. » Et c’est à juste titre car l’existence de l’homme ne dépend-elle pas de l’amour de deux êtres ?  D’où cette phrase de Gainsbourg : « Mais qui sans amour existe ? ».

            Selon moi, on vie par l’amour de ses parents et on existe pour l’amour de l’autre. Aimer c’est exister. On vit pour soi sans savoir pourquoi, alors que l’on existe aux yeux de l’autre par amour. Notre mission sur Terre n’est donc pas simplement de vivre mais d’exister. C'est-à-dire ce sentir reconnu en tant que vivant et cela ne peut se faire que par l’amour de l’autre. Le « secret de la vie » comme le chantait Joe Dassin à la fin de la chanson, c’est donc d’aimer tout simplement.

 

            L’Amour fait souffrir, on connait plusieurs causes à cela : l’absence, la jalousie, la tromperie, la maladie, la rupture, le décès… Elles ont les conséquences tragiques que l’on connait: la tristesse, les pleures, la dépression, la folie voir même dramatiques comme la mort. Cependant, la crainte de ces souffrances peut-elle nous priver du bonheur que l’Amour nous procure ? Les rires, les plaisirs, le mariage, la maternité, la paternité, la famille, la vie…

            L’Amour fait souffrir car il est un sacrifice, dont nous sommes tous martyrs. C’est une bataille dont on ne ressort jamais indemne. Puisque l’amour c’est la vie, la mort en est l’issue finale.  Mais, n’y-a-t-il pas de la fierté à mourir aimant et être aimé ? N’est-ce pas l’enjeu des amoureux de parvenir à cette fin? « (…) jusqu’à ce que la mort nous sépare… ». Dans ce cas la mort immortalise l’amour pour l’éternité. Aimer et être aimé jusqu’à son dernier soupir, voilà une vie réussie. N’est-il donc pas plus difficile que de voir l’amour s’échapper de son vivant ? Je pense que oui. Rien n’est plus dur que d’aimer sans l’être en retour. Si tu aimes vraiment, tu dois pouvoir accepter un jour de laisser partir celle que tu aimes pour qu’elle puisse aimer à son tour. Et c’est cela qui selon moi est le plus grand des sacrifices. Ainsi, renoncer à l’amour par amour n’est-elle pas la plus belle des déclarations ?

 

 

« La seule façon d'être heureux, c'est d'aimer souffrir." [Woody Allen]

 

                                                                                              Arnaud Michel

Par Arnaud MICHEL - Publié dans : Mes écrits
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 16:14

 

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          Le livre polémique:

      Si vous n'êtes romain, soyez digne de l'être ". Pendant quinze siècles, ce vers de Corneille a porté l'ambition française : être reconnue comme l'héritière de Rome, de son Etat, de sa langue, de sa manière unique d'assimiler les étrangers - à la fois hautaine et égalitaire - et même de sa façon d'imposer la paix en Europe. Dans son style à la fois documenté, précis et paradoxal, Eric Zemmour raconte cette obsession autour de laquelle s'est tissé notre roman historique national. Philippe Auguste, Louis XIV, Napoléon, Clemenceau croient toucher au but. Mais à chaque fois un croc-en-jambe les fait chuter, tantôt la puissance anglo-saxonne - notre " Carthage " - ou bien la force allemande - notre meilleure élève. A chaque fois aussi, la France s'invente des raisons d'y croire à nouveau, que celles-ci s'appellent les colonies, de Gaulle ou l'Europe. Sauf qu'aujourd'hui la mécanique impériale est cassée. Comme si nous vivions déjà à l'heure de la chute de l'empire, submergés par de nouveaux " barbares "...


Mélancolie française
- Eric Zemmour
Par Arnaud MICHEL - Publié dans : J'ai lu
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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 15:57
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     Dans Les Rêves de mon père, Barack Obama raconte son exceptionnel parcours. Celui d'un homme charismatique, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2008, qui représente désormais l'espoir et le renouveau pour des millions d'Américains. Dès les premières pages de son récit, le ton est donné : ni lyrisme ni pathos, mais une grande sincérité. Evoquant le bouleversement provoqué par la mort accidentelle de son père kenyan, qu'il n'avait pas revu depuis des années, Barack Obama déroule le fil de ses souvenirs. Des plages de Hawaii, où il vit avec sa mère blanche américaine, à Djakarta, où il passe une partie de son enfance, des bancs de la prestigieuse université Columbia aux quartiers les plus misérables de Chicago, où il choisit d'exercer le métier d'éducateur, le futur sénateur de l'Illinois retrace le chemin parcouru, jalonné de rencontres fortes. Avec franchise, il raconte ses interrogations, ses blessures, ses victoires et ses défaites, celles d'un homme qui n'a jamais cessé de vouloir réconcilier les couleurs de l'Amérique.


Les rêves de mon père
- Barack Obama

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Samedi 20 mars 2010 6 20 /03 /Mars /2010 16:46
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Grey's Anatomy

     Meredith Grey, fille d'un chirurgien très réputé, commence son internat de première année en médecine chirurgicale dans un hôpital de Seattle. La jeune femme s'efforce de maintenir de bonnes relations avec ses camarades internes, mais dans ce métier difficile la compétition fait rage.
Par Arnaud MICHEL - Publié dans : J'ai regardé
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 12:07

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       Au Metropolitan Museum de New York, une foule nombreuse est rassemblée pour le vernissage d'une exposition sur les trésors du Vatican. Soudain, des hommes
à cheval, vêtus et harnachés comme des chevaliers du XIIe siècle, font irruption dans la salle et s'emparent d'objets ayant appartenus jadis aux Templiers. Tess Chaykin, une archéologue dont le père fut à l'origine de la découverte de ces trésors, est bien déterminée à les retrouver, tout comme Sean Daley, agent du FBI, chargé de l'enquête officielle. Mais le Vatican, représenté par Monseigneur De Angelis, ne semble par prêt à laisser percer certains de ces secrets...





Le dernier Templier - Raymond Khoury

Par Arnaud MICHEL - Publié dans : J'ai lu
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 11:50
rome























Rome


      Fresque historique, Rome retrace le parcours de deux soldats romains, Lucius Vorenus (Kevin McKidd) et Titus Pullo (Ray Stevenson), et de leurs familles. Drame intimiste sur l'amour et la trahison, des maîtres et leurs esclaves, des maris et leurs femmes, Rome relate l'épopée qui a vu la chute de la République romaine et la naissance de l'Empire romain. Tout commence en 52 av. J.-C. lorsque Jules César (Ciarán Hinds) revient à Rome après avoir brillamment conquis la Gaule, refuse de libérer ses légions comme lui a ordonné le Sénat, et entend instaurer une dictature. Terrifiée, l'aristocratie menace d'intenter un procès à César pour crimes de guerre dès qu'il arrive à Rome. De son côté, Pompée le Grand (Kenneth Cranham), vieil ami et mentor de César, tente de fomenter une mutinerie afin de maintenir la balance du pouvoir. Mais deux des soldats de César, le centurion Lucius Vorenus et le le légionnaire Titus Pullo contrecarrent les plans de Pompée, ce qui leur vaut la gratitude éternelle de César et des siens. Cette fidélité envers César offre aux deux soldats plébéiens une vision intimiste de la classe dirigeante. Les destins de Pullo et Vorenus croisent ainsi ceux de César, de Marc Antoine (James Purefoy), de Cléopâtre (Lyndsey Marshal) et du jeune Octave (Max Pirkis), un enfant étrange et maladroit qui, usant la force et la ruse, deviendra le premier empereur du Rome, Auguste (Simon Woods). Après la mort de César en 44 av. J.-C., Rome se focalise sur la lutte de pouvoir que se livrent Marc Antoine et Octave, jusqu'à la victoire de ce dernier en 31 av. J.-C.

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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 09:34

 

Haven't met you yet - Mickael Bublé

Par Arnaud MICHEL - Publié dans : J'ai écouté
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Mardi 12 janvier 2010 2 12 /01 /Jan /2010 16:01

  History - Jay-Z

Par Arnaud - Publié dans : J'ai écouté
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 09:49

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      Que penser d'une
femme qui choisit le placard de votre salle de bains pour y passer ses journées ? qui s'étonne que vous puissiez la voir ? qui disparaît et reparaît à sa guise et qui prétend être plongée dans un coma profond à l'autre bout de la ville ? Faut-il lui faire consulter un psychiatre ? en consulter un soi-même ? ou, tout au contraire, se laisser emporter par une extravagante aventure ? Et si c'était vrai ? S'il était vrai qu'Arthur soit le seul homme qui puisse partager le secret de Lauren, contempler celle que personne ne voit, parler à celle que personne n'entend ?



Et si c'était vrai... -
Marc Levy

Par Arnaud - Publié dans : J'ai lu
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Samedi 26 décembre 2009 6 26 /12 /Déc /2009 11:06


Le diner - Benabar
Par Arnaud - Publié dans : J'ai écouté
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